Louanges à Allah
Celui qui rate le jeûne d'Achoura ne
le rattrape pas car cela n' a pas été rapporté. La
récompense liée à la pratique ne concerne que le 10e jour raté.
Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder
Sa miséricorde) a été interrogé en ces termes: «Quand l'Achoura arrive alors
qu'une femme voit ses règles, devra -t- elle rattraper
le jeûne? Existe -t-il une règle à appliquer en
matière du rattrapage des actes surérogatoires? Puisse Allah vous récompenser
par le bien».
Voici sa réponse: « Il y a deux types d'actes surérogatoires : un qui est
lié à une cause et un autre qui n'en a pas. Le premier passe avec la
disparition de sa cause et ne doit pas être rattrapé. L'exemple en consiste
dans le salut à la mosquée. Si quelqu'un entre dans une mosquée et s'assoie
longuement puis veut prier en guise de salutation à la mosquée, sa prière
n'aurait plus cette vocation puisque la prière ainsi qualifiée est liée à
l'entrer dans une mosquée, après cette circonstance précise, la prière n'a plus
de sens. Il en de même apparemment du jeûne des jours d'Arafa
et d'Achoura. Si on les retarde sans excuse, nul doute qu'on ne les rattrape
pas. Si on le faisait , ce ne profiterait pas à son
auteur comme lui profiterait le jeûne fait le jour d'Arafa
ou le jour d'Achoura. Si le moment de ce jeûne
arrive alors qu'une femme voit ses règles ou est en couches, il semble
qu'elle ne doit pas le rattraper car le
jeûne est circonscrit dans une journée déterminée et n'a plus d'objet une fois
la journée écoulée.» Extrait de Madjmou' fatawa Ibn Outhaymine,20,43.
Celui qui s'abstient du jeûne en raison d'une excuse comme la femme qui
voit ses règles , celle qui est dans ses couches, le malade et le voyageur,
s'il avait l'habitude de jeûner ces jours là ou avait l'intention de les
jeûner, l'intéressé serait récompensé pour son intention, compte tenu de ce qui
a été rapporté par al-Boukahri (2996) d'après Abou
Moussa (P.A.a) selon lequel le Messager d'Allah
(Bénédiction et salut soient sur lui): « Quand un fidèle tombe malade ou
voyage, on lui inscrit la récompense de ce qu'il faisait quand il était sain et
résident.»
Ibn Hadjar (Puisse Allah lui accorder Sa
miséricorde) dit: les propos « on lui inscrit la récompense de ce qu'il faisait
quand il était sain et résident» concerne celui qui accomplissait un acte d'obéissance
puis en est empêché alors qu'il nourrissait l'intention de le pérenniser.» Fateh al-Bari.
Allah le sait mieux.