Louange à Allah
Il n’est pas permis de compter sur le calcul
astronomique pour établir le début et la fin du mois de Ramadan. Il faut se
fonder sur la vision du croissant lunaire conformément à la parole du Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui) : « Jeûnez quand vous l’aurez
vue et rompez votre jeûne quand vous l’aurez vue ». (rapporté par al-Boukhari,
1909 et par Mouslim, 1081). Voir la question, 1602.
Les musulmans admettent unanimement qu’il n’est
pas permis de substituer le calcul astronomique à la vision du croissant quand
le ciel est clair. Quand il est nuageux, certains ulémas admettent que le
calcul astronomique puisse être personnellement valable pour celui qui s’y
livre.
Cheikh al-islam Ibn Taymiyya
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « Il est nécessairement
connu dans la religion musulmane qu’on doit compter sur la vision du croissant
lunaire pour le jeûne, et pour la fixation du temps du pèlerinage et de la
durée du délai de viduité et pour d’autres dispositions liées au moment de
l’apparition du croissant lunaire. Il n’est pas permis de se fonder sur la
déclaration de l’auteur d’un calcul selon lequel on verra ou ne verra pas
le croissant. Des textes concordants véhiculant des propos du Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui) abondant dans ce sens. Les musulmans l’admettent
à l’unanimité. Et ceci n’a fait l’objet d’aucune divergence de vues ni jadis
ni à l’époque contemporaine. Cependant une partie des dernières générations
de jurisconsultes venus après le 3e siècle (9eAC) prétend
que, quand les nuages empêchent la vision du croissant, il est permis à celui
qui est capable de faire un calcul astronomique d’y avoir recours pour son
propre compte. Si le résultat indique la présence de la lune, il jeûne. Autrement,
il s’en abstient. Bien que limité à la présence de nuages et n’engageant que
l’auteur du calcul, cet avis est rare et viole un consensus antérieur. Quant
au fait de dépendre du calcul même si le ciel est dégagé et d’en faire le
fondement d’un jugement général, aucun musulman ne l’a dit.
Madjmou’al-fatawa, 25/132.
Cela dit, il ne vous est pas permis de suivre
le dit Conseil s’il se fonde sur le calcul astronomique et pas sur la vision
du croissant lunaire. Fondez-vous sur la vision conformément à l’ordre du
Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et au consensus des Musulmans.
Puisse Allah vous assister à faire ce qu’il
aime et agrée.
Allah le sait mieux.